Étapes à respecter pour abattre une cloison

Dernière mise à jour: 01.12.22

 

La quête aux grands espaces prend de plus en plus d’ampleur dans le domaine de l’immobilier. Et pour gagner le maximum de surface, casser une cloison devient très courant. Mais cette opération n’est pas si simple, car pour pouvoir casser un mur, il est important de savoir s’il est porteur ou non. Il est aussi impératif de tenir compte de plusieurs paramètres, dont des détails techniques. Le long de cet article, le chef de produit matériaux de Leroy Merlin : Olivier Martinache et le fondateur du collectif Créateur d’intérieur Philippe Carillo répondent aux questions les plus pertinentes pour que l’on sache comment casser une cloison selon les normes.

 

1. Comment distinguer une cloison d’un mur porteur ?

Ouvrir une cloison ordinaire et abattre un mur porteur sont 2 opérations complètement différentes. Travailler un mur porteur demande plus de préparation comparée au fait de casser une cloison. Pour savoir si un mur est porteur, l’expert Philippe Carillo recommande de toujours contrôler l’épaisseur du mur. D’après lui, lorsque ce dernier est fin, il s’agit d’une simple cloison. L’autre astuce que délivre Olivier Martinache, un professionnel de Leroy Merlin, est de toquer sur la partie concernée afin de déterminer son matériau. Du coup, s’il s’agit d’un modèle en plaque de plâtre et que vous entendez un son creux, il y a donc de grandes chances qu’elle soit non porteuse.

Cependant, si vous vous demandez comment savoir si un mur est porteur dans une vieille maison, le mieux est de directement solliciter l’intervention d’un expert qui consultera par la suite le plan original de la maison. En effet, dans les anciennes demeures, une cloison non porteuse de bases peut en devenir une au fil du temps, surtout quand les poutres ont aussi vieilli. 

 

2. Comment deviner l’existence ou non de réseaux dans la cloison ?

Lorsque vous décidez d’abattre une cloison, vous devez prévoir de probable rattrapage au plafond ou au sol. Dans la pratique, elle peut renfermer des réseaux électriques ou d’éventuelles plomberies. Vérifier la présence d’un réseau est ainsi une étape à ne pas négliger, car s’il y en a, il faut revoir le circuit en entier avant de casser la cloison. Selon Philippe Carillo, dans la plupart des cas, la façon la plus simple est de trouver une arrivée d’eau, un interrupteur, un robinet, un radiateur ou une sortie électrique. En effet, cela signifie qu’il y a un réseau de plomberie ou électrique dans la cloison. 

Olivier Martinache souligne également qu’il est possible d’utiliser des détecteurs de réseau métallique. Toutefois, pour être sûr, le mieux est de consulter le plan de la maison si vous y avez accès.

3. Les phases à suivre pour casser une cloison

Quand les contrôles théoriques sont achevés, voyons maintenant comment abattre une cloison. Niveau matériel, il faut penser à la location d’une scie sabre et aux divers équipements et outils nécessaires.

La première étape consiste à préparer votre protection et le chantier. Philippe Carillo tient à souligner qu’il faut protéger le sol, et que le port de masque et de combinaison appropriés est essentiel pour casser une cloison proprement. Lorsque votre chantier est prêt, il est obligatoire de couper les réseaux d’électricité, d’eau et de gaz pour éviter tout incident. Pour accomplir la tâche, Olivier Martinache conseille l’emploi des outils suivants : un burin et un marteau pour anéantir la structure de la cloison en brique, une scie sabre électrique s’il s’agit d’un béton cellulaire et une simple scie pour enlever le carrelage sur du placoplâtre. La composition du mur déterminera le reste des matériaux à utiliser.

Pour démolir une cloison, commencez par les parties supérieures et descendez petit à petit. À la fin des travaux, vous aurez besoin de quelques sacs à gravats.

 

4. Est-il possible de casser un mur porteur ?

Philippe Carillo confirme que « Tout mur est démolissable ». Néanmoins, la tâche s’annonce plus compliquée pour le cas d’un mur porteur. D’après l’expert, le projet doit être validé par un ingénieur en béton ou un architecte DPLG. Et pour s’assurer de la solidité, il doit être préalablement sondé. Si vous vivez dans un immeuble collectif, il faut obtenir l’accord de la copropriété avant de faire tomber une cloison. Vos voisins doivent aussi approuver le plan validé par un professionnel en bâtiment. Et quant à la fortification de la maison, vous pouvez choisir parmi les IPN de Leroy Merlin.

5. Le rattrapage au plafond et au sol après la démolition de la cloison

Réaliser des travaux de rattrapage au niveau du sol et du plafond est fort probable suite à l’ouverture d’une cloison. Mais, cela n’est pas nécessaire lorsque le mur est placé sur le revêtement du sol même, c’est pourtant très rare. Les conseils d’Olivier Martinache expliquent que pour réussir cette étape, le mieux est d’opter pour une barre de seuil d’au moins 100 mm au sol pour que les pièces se retrouvent bien liées. 

En ce qui concerne le rattrapage du plafond, vous avez besoin de peinture et d’enduit pour masquer les petites imperfections. La solution que propose Philippe Carillo pour faire disparaître les défauts est de créer un effet design si les parquets ne sont pas identiques. De ce fait, les différents matériaux et les diverses couleurs qui se mélangent vont donner un rendu graphique, un style très tendance actuellement. Pour éviter de faire des lissages, les professionnels suggèrent de laisser un morceau du mur. Et pour un raccord parfait, il faut prévoir un peu de travaux de décoration.

Bref, pour plus d’espace, démolir les murs est la meilleure solution. Mais il faut s’armer de courage, se munir des bons outils et suivre à la lettre les formalités en termes de protection, d’où l’intérêt de ne pas oublier les chaussures de sécurité. Retenez aussi que poser un IPN soi-même n’est pas une excellente idée, il est fortement recommandé de faire appel à un professionnel pour casser un mur de séparation.

 

 

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